La Cour constitutionnelle, siégeant en matière de contrôle de constitutionnalité, a rendu sa décision jeudi dans l’affaire Matata Ponyo.
L’ancien Premier ministre avait saisi cette juridiction pour contester la constitutionnalité de l’arrêt le condamnant à dix ans de travaux forcés dans le dossier du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.
Après examen de la requête, la Cour a décliné sa compétence. Elle a estimé que le recours introduit ne relevait pas de son champ d’intervention.
« La Cour se considère incompétente, indique qu’il n’y a pas lieu de payer des frais d’instance, et que l’arrêt sera notifié au requérant, au Président de la République et à la Première ministre », a déclaré Dieudonné Kamuleta, président de la Cour constitutionnelle.
Cette décision ferme la porte à la tentative de Matata Ponyo d’annuler sa condamnation par la voie constitutionnelle. Elle renforce également l’arrêt déjà rendu le 20 mai 2025 qui lui impose dix ans de travaux forcés.
L’ancien Premier ministre, aujourd’hui en exil selon son parti, continue de rejeter cette condamnation qu’il qualifie d’acharnement politique. Ses proches dénoncent une instrumentalisation de la justice, alors que ses opposants voient en cette décision une victoire de la lutte contre l’impunité.
Elie Ngandu


