La ville de Mbuji-mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental fait face à une pénurie d’eau potable qui dure depuis plusieurs jours. Les robinets sont à sec et la population peine à s’approvisionner, malgré les longues files observées aux rares points d’eau disponibles.
Au cours d’une plénière du lundi 1er décembre 2025, le sénateur Alphonse Ngoyi Kasanji a interpellé le Bureau du Sénat sur cette situation qu’il qualifie d’urgente. Il dit craindre une résurgence des maladies hydriques. « L’eau étant la vie, il faut absolument la pourvoir pour notre population », a-t-il déclaré.
L’élu du Kasaï Oriental a dénoncé la difficulté d’accès à l’eau, alors que le bidon de 20 litres se vend désormais à 2 000 francs congolais, un coût difficile à supporter pour de nombreuses familles.
Plusieurs quartiers de Mbuji-mayi connaissent cette crise depuis près de deux semaines. Femmes et enfants parcourent de longues distances avec des bidons pour trouver de l’eau, perturbant leurs activités quotidiennes.
La REGIDESO attribue cette situation au manque d’énergie électrique. « Nous fonctionnons 10 heures par jour à Lukelenge pour consommer 1000 litres de carburant… Or avec l’énergie hydro-électrique, nous pouvons produire 8 000 mètres cube par jour », avait expliqué Didier Mbudi Lelo, son directeur régional sur la Radio Okapi.
De son côté, la SNEL confirme une panne sur le transformateur de la centrale hydroélectrique de Tshibwe. L’entreprise indique qu’elle fonctionne actuellement avec « des groupes thermiques d’une capacité inférieure », ce qui provoque le délestage dans plusieurs quartiers.
La SNEL dit attendre une nouvelle unité pour remplacer le transformateur défectueux et promet un rétablissement progressif de la distribution une fois l’équipement installé.
Elie Ngandu


