À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, une nouvelle orientation administrative fait beaucoup parler. La célébration du mariage civil est désormais liée au paiement préalable des impôts par les futurs époux.
Les autorités urbaines justifient cette mesure par la volonté de renforcer le civisme fiscal. Selon elles, chaque citoyen doit d’abord être en règle avec le fisc avant d’accomplir certains actes officiels.
Cette décision concerne un acte important de la vie sociale. Le mariage civil n’est pas seulement une formalité, il permet aussi la reconnaissance légale du couple et de la famille.
Pour de nombreux Kinois, cette condition pose problème. Beaucoup vivent de l’économie informelle et n’ont pas toujours de documents fiscaux à jour.
Certains observateurs estiment que l’État a le droit d’exiger le paiement de l’impôt. Mais ils rappellent que cette exigence ne devrait pas bloquer l’accès à un droit civil fondamental.
D’autres craignent que cette mesure exclue les plus pauvres. Elle pourrait pousser certains couples à renoncer au mariage civil ou à vivre sans reconnaissance légale.
Au-delà du mariage, ce débat révèle une question plus large. Comment renforcer les recettes publiques sans porter atteinte aux droits des citoyens ?
Elie Ngandu


