La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, disputée le 18 janvier 2026 au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat, a été un spectacle intense, mais également marquée par une forte polémique autour de l’arbitrage. Le Congolais Jean-Jacques Ndala, arbitre central, s’est retrouvé au cœur de tous les débats.
Le Sénégal s’est imposé 1-0 grâce à Pape Gueye, qui a marqué à la 94ᵉ minute, au début de la prolongation, offrant aux Lions de la Teranga leur deuxième titre continental.
Deux décisions majeures ont provoqué la controverse. Sur le but initialement refusé au Sénégal, il y avait débat entre une légère poussée sur Hakimi ou une simulation du capitaine marocain. L’arbitre n’a pas sollicité la VAR, ce qui a laissé joueurs et public dans l’incertitude et a alimenté le sentiment d’injustice.
Quelques minutes plus tard, un penalty a été accordé au Maroc après consultation de la VAR, sur une action très disputée dans les dernières secondes du temps réglementaire. Cette décision a renforcé la perception d’un traitement favorable au pays hôte.
Sous la pression, les joueurs sénégalais ont brièvement quitté le terrain pour protester. C’est Sadio Mané, capitaine, qui est intervenu pour calmer ses coéquipiers et permettre la reprise du jeu, un geste largement salué pour son fair-play et sa responsabilité.
Pour les experts, l’arbitre n’a pas été mauvais sur le fond, mais le timing et la pédagogie ont été déterminants. Présent à Rabat, Jonathan Masiala, journaliste et analyste sportif à Top Congo FM, explique : « Je crois que l’arbitre Ndala n’a pas été mauvais sur ses deux décisions. Sur le but du Sénégal, il avait sifflé avant que le ballon ne rentre et n’a pas été appelé par la VAR. Sur le penalty, il y avait bien faute. C’est la succession très rapprochée des actions qui a donné au public ce sentiment d’injustice. »
De son côté, Gede Kupa, journaliste sportif, insiste sur la pédagogie de l’arbitre : « Refuser aussi bien l’une que l’autre situation aurait ouvert la voie aux prolongations, avec des chances égales pour les deux équipes. Dans une finale, un arbitre doit rassurer les joueurs et le public. Le timing des décisions de Ndala a été lourd de conséquences et explique la colère des Sénégalais. »
Malgré la controverse, le Sénégal a tenu bon jusqu’au coup de sifflet final, laissant le Maroc, pays hôte, voir son rêve de sacre brisé. Cette finale restera dans les mémoires autant pour le jeu que pour la gestion arbitrale et les moments de tension sur la pelouse.
Elie Ngandu


