La Haute Cour militaire a condamné, ce mardi 30 septembre, l’ancien président de la République Joseph Kabila à la peine de mort.
Cette décision a provoqué une vague de réactions au sein de sa famille politique. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) rejette le verdict.
Son secrétaire permanent, Emmanuel Ramazani Shadary, parle d’un procès monté de toutes pièces. « C’est une vaste blague. Dès le début, nous avions dit qu’il s’agissait d’une décision politique inique, d’un procès bidon, monté dans un régime dictatorial », a-t-il déclaré.
Shadary accuse le pouvoir d’avoir préparé cette issue depuis longtemps. Il cite le retrait de la garde rapprochée de Kabila, les perquisitions, les restrictions de déplacement et la levée de ses immunités parlementaires.
Il appelle les militants à rester calmes et unis : « On ne craint rien, on reste serein. Nous demandons à tous nos camarades du PPRD de rester vigilants, concentrés car il ne s’agit que de simples intimidations. »
De son côté, la Haute Cour militaire affirme que Joseph Kabila avait organisé des réunions d’état-major à Goma et Bukavu, inspecté des centres d’instruction des rebelles et dirigé la coalition AFC/M23.
Même le Front commun pour le Congo (FCC), sa plateforme électorale, a dénoncé ce jugement qu’il considère comme une manœuvre politique contre son autorité morale.
Elie Ngandu


