Coronavirus : les Kinois toujours confinés dans les taxi-bus et taxi-motos

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Dans ses mesures de restriction annoncées mercredi 18 mars, le chef de l’Etat a interdit notamment les rassemblements de plus de vingt personnes et a annoncé la fermeture des écoles et universités, sans faire allusion au secteur du transport en commun. 

Ce jeudi 19 mars, les Kinois se sont réveillés avec la nouvelle des mesures drastiques annoncées tard la veille, par le chef de l’Etat. Si effectivement, écoles, universitaires et autres stades restent fermées, les taxis, taxis-bus et taxi-motos font leurs courses normalement. 

Dans un taxi-bus de marque Mercedes qui nous conduit de la Place Victoire, dans la commune de Kalamu à l’avenue du Commerce au centre des affaires, nous sommes au total 22 passagers. Vingt-quatre s’il faut inclure chauffeur et receveur. Un « confinement » qui ne cadre pas avec l’une des mesures du président de la RDC interdisant des rassemblements de plus de vingt personnes.

Dans son adresse, Félix-Antoine Tshisekedi n’avait pas non plus fait mention des restrictions dans le transport en commun. Des Kinois, bien que désormais conscients de l’existence de la pandémie, semblent ne pas avoir de choix. « Si on nous dit de ne pas sortir, on risque d’enregistrer plus de morts de faim que du coronavirus. Les gens ici travaillent au ‘’taux du jour’’ », explique un passager du bus à ses interlocuteurs qui lui rappellent que « la santé n’a pas de prix ».

Dans l’opinion, certains attendent des mesures d’encadrement des autorités du secteur de transport. « Transco (bus public) devrait cesser d’embarquer les passagers au-delà de ses places assises », propose un internaute. 

Les marchés aussi, contrairement à d’autres lieux publics comme les stades et les églises, restent ouverts sans des mesures particulières. 

SN            

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