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Côte d’Ivoire : “le scrutin n’a pas été crédible”, selon Denis Kadima et sa mission électorale

Alors que la Commission électorale indépendante ivoirienne a publié ce mardi les résultats de la présidentielle du samedi dernier, déclarant la large victoire du président sortant Alassane Ouattara (94, 27%), la Mission internationale d’observation électorale (MIOE) avait déjà, la veille dans un rapport préliminaire, déploré le manque de crédibilité de ce scrutin boycotté par l’opposition.

Cette mission conduite par le Congolais Denis Kadima a, dans seize pages de son rapport préliminaire, dénoncé « un scrutin non inclusif et boycotté qui laisse un pays fracturé ».
« Le contexte politique et sécuritaire n’a pas permis d’organiser une élection présidentielle compétitive et crédible. Le processus électoral a exclu un grand nombre de forces politiques ivoiriennes et a été boycotté par une partie de la population dans un environnement sécuritaire volatile. Plusieurs candidats n’ont pas participé à l’élection et une part importante de la population n’a pas participé à ce scrutin. Les appels de l’opposition à la désobéissance civile et les actes de violence qui ont suivi ont également impacté le scrutin. Ces problèmes menacent l’acceptation des résultats par la population et la cohésion du pays“, avait lu Denis Kadima.

Effectivement, ces résultats n’ont pas été acceptés par les partisans de l’opposition. A quelques heures de la proclamation des résultats, des médias ont rapporté des détonations de grenades ou de tirs en rafales en fin de soirée près des résidences de différents leaders de l’opposition que sont Henri Konan Bédié, Pascal Affi N’Guessan, Albert Toikeusse Mabri, Assoa Adou.

Pour la MIOE, tout le problème part de la validation de la candidature, par le Conseil constitutionnel, d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat alors qu’au départ il y avait renoncé. « Les motivations de cette décision ne s’appuyant sur aucun fondement juridique clair ou justifié en points de droit. Cette orientation préoccupante fait écho à une tendance observée sur le continent africain, de changer ou amender la Constitution pour permettre à des Présidents en exercice de briguer un troisième mandat », regrette cette mission électorale comme bien d’autres qui ont couvert cette élection à sens unique.

« Ces facteurs combinés, poursuit la MIOE, ont plongé le pays dans une période de campagne électorale déséquilibrée et terne, marquée par la désobéissance civile et des violences qui ont fait plus de 30 morts et des centaines de blessés ».
En RDC, Denis Kadima a été dernièrement choisi par l’Eglise Kimbaguiste pour être son candidat à la présidence de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). L’homme jouit d’une expertise et d’une expérience de plusieurs années en matière électorale au niveau international.

SN

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