COVID-19 en RDC : le silence de Félix Tshisekedi inquiète

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Avec plus de 600 personnes testées positives, la propagation de coronavirus (COVID-19) est en train de prendre une tournure inquiétante en République Démocratique du Congo  (RDC). D’aucuns commencent même à douter des engagements pris par le gouvernement pour combattre cette pandémie. 

Intervenant le vendredi 1er mai sur la radio Top Congo, le ministre de la Santé,  Eteni Longondo, s’était montré, une fois de plus très théorique. Il a donné l’impression de parler au nom d’un pays qui n’a enregistré jusque-là aucun cas et qui attend. 

Du côté du secrétariat technique de la riposte dirigé par Dr Jean-Jacques Muyembe, c’est le silence à part les chiffres muets des nouveaux cas, des décès,  des morts qu’il publie. Personne n’explique aux Congolais comment opère l’équipe de riposte pour avoir ces chiffres. Pourquoi le ministère de la Santé ou l’équipe de riposte n’organise pas de conférence de presse quotidienne comme c’est le cas en France ou au Sénégal ? Réponse du ministre Eteni Longondo : ” Chaque pays a sa façon de faire les choses”. 

Face à la léthargie notée du côté du ministère de la Santé et de l’équipe de la riposte, d’aucuns estiment que le chef de l’Etat,  Félix Tshisekedi, devrait prendre en main le pilotage de la lutte contre le COVID-19 en RDC. Avec près de 600 cas confirmés, il est tout à fait indiqué que le Chef de l’Etat descende sur terrain pour recadrer certaines choses. Une visite des malades, une descente à l’’INRB s’imposent. Ou encore quelques apparitions dans les médias pour sensibiliser la population sur le danger de cette maladie semble être nécessaire.

Aussi, sa présence sur terrain pourrait amener des agents de l’ordre à changer leur comportement ou pousser les autorités politico-policieres à craindre des sanctions. Car, selon plusieurs opérateurs de la Société civile, c’est le laisser-aller constaté sur terrain qui est à la base de la propagation de la pandémie en RDC. Si les consignes étaient bien appliquées, la maladie ne serait pas signalée au Kongo central ou au Haut-Katanga si les agents commis aux frontières faisaient correctement leur travail. 

Félix Tshisekedi devrait prendre le leadership. Car, c’est à lui que la population demandera des comptes et non à Muyembe ou à Eteni ou encore à Sylvestre Ilunga.

RKM

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