COVID-19 : le cumul de 797 cas n’effraie pas les Kinois

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Malgré un cumul de 797 cas confirmés de covid-19 dont 92 pour la seule journée de mardi 5 mai, les Kinois continuent à banaliser l’existence de cette maladie. Ils ne croient toujours pas en sa présence dans la capitale congolaise.

  • A la suite du confinement de la commune de la Gombe, les dépôts pharmaceutiques situés dans d’autres communes de la ville de Kinshasa sont très sollicités. Constat fait au rond point Ngaba où les clients se bousculent devant un dépôt pharmaceutique y situé. Les clients ne respectent aucune des mesures barrières édictées pour lutter contre la propagation du covid-19. Ils se ruent sur le commis à la sécurité dudit dépôt pour espérer obtenir le jeton qui y donne accès. Pas de port des masques, ni de distanciation sociale. Le policier de garde qui distribue des jetons s’expose lui aussi à la contamination car le jeton passe d’une personne à une autre sans désinfection au préalable.
  • Si la majorité des Kinois ne respectent pas les gestes barrières, ceux-ci sont plus ou moins respectés par des sociétés de transport en commun qui continuent à transporter le nombre de personnes tel que prévu par l’arrêté du gouverneur de la ville de Kinshasa fixant des mesures à respecter dans la lutte contre le covid-19.
  • Le port du masque est respecté mais pas à 100%. Les kinois le portent plutôt au cou plutôt par peur de la police mais pas pour se protéger contre la maladie. S’ils sont appréhendés par la police, les contrevenants sont obligée de payer une amende de 5000 fc aux policiers sans qu’une quittance leur soit remise.
  • Les chauffeurs des bus, taxi-bus et taxis sont de plus en plus sensibilisés par la police sur le port du masque. « L’ultimatum va jusqu’à demain jeudi. Ne pourront monter dans un transport en commun que les clients porteurs des masques, dans le cas contraire c’est le chauffeur qui sera arrêté », nous a rapporté un policier sur l’avenue Kianza à Ngaba.
  • Le taux du dollar est toujours à la hausse avec influence sur les prix des denrées de première nécessité. Le taux varie à l’achat entre 1810 à 1870 fc pour 1$.
  • Le débat se poursuit sur la nécessité de rouvrir ou pas les écoles. De nombreux parents estiment que des études sérieuses doivent être menées afin d’éviter toute précipitation qui conduirait à une catastrophe sanitaire. A cause de la gratuité dans le secteur public, certaines classes peuvent compter jusqu’à 50 écoliers qui partage une dizaine de bancs. Difficile si pas impossible de faire respecter les gestes barrières dans ces conditions.

Génie Mulobo

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