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Des policiers tuent des Kinois comme des mouches

Trois coups de feu en l’espace de trois jours : trois morts; trois vies fauchées; trois personnes arrachées à l’affection de leurs familles et proches.

Trois coups de feu tirés par des policiers sur des citoyens pour des motifs bénins. Une altercation qui tourne au drame. Le policier ou le militaire sort son arme et fait feu. Un médecin et deux motocyclistes sont les victimes de ces «bavures» policières depuis le début de cette semaine.

Cela se passe à Kinshasa, siège des institutions nationales. Jusqu’au moment où nous publions ce papier, aucune réaction officielle du ministre national de l’intérieur, patron attitré des forces de l’ordre et des services de sécurité. Le premier ministre reste lui aussi, encore, silencieux. En tout cas, aucune réaction officielle de sa part enregistrée jusque-là, en attendant la réunion hebdomadaire du gouvernement demain vendredi. Le président de la République n’a, lui non plus, encore réagi officiellement.

Des réactions viendront sans doute un jour ou même peut-être dans les heures qui suivent. Ces réactions vont elles calmer la colère qui monte? Des motocyclistes ont incendié un bus de la société Transco et un autre du conglomérat «Esprit de vie». Des enquêtes vont être sûrement menées. Les policiers ou le militaire à la gâchette facile seront sanctionnés. Jugés en procédure de flagrance, ils seront sans doute condamnés à la peine de mort, mais au nom du moratoire sur la peine de mort, leur condamnation sera automatiquement commuée en peine de prison à vie.

Dans la foulée, les autorités de la police nationale vont intensifier des causeries morales pour amener les troupes à plus de modération. Mais, passé ce moment de tempérance, des exaltés en tenue et armés vont encore commettre d’autres forfaits, qu’on qualifiera de «bavures». Triste.

FMK

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