Emeka Mamalé s’en va, que retenir de lui ?

Par

Page noire dans le monde du football Congolais. Emeka Mamale dit Zorino, ancien joueur congolais de football a rendu l’âme ce jeudi 25 juin à l’hôpital saint Joseph. Il était sociétaire d’un des grands clubs de Kinshasa, le Daring Club Motema Pembe (DCMP).

Ce génie du ballon rond a régalé les supporters avec son football spectaculaire, remportant ainsi une médaille de bronze à la Coupe Africaine des Nations (CAN) au Burkina Faso 1998. Il a réussi cet exploit au côté de Mungongo Fish, Kasongo Banza dit kuluwe, Marcel Mayala, Mbayo Kibemba.

Il débute sa carrière dans “Les As” de la commune de Lemba. Puis, il va jouer dans un club de la commune de Kalamu qui sera un tremplin vers une équipe en Angola, précisément à Kabinda. Pour ensuite, atterrir au DCMP. Ce qui lui vaudra une sélection en équipe nationale.

Un parcours éloquent mais…

Sélectionné, Mamale va mettre son talent au service de l’équipe nationale lors de la CAN en Afrique du Sud en 1996. Après, celle-ci, il va rester au pays de Mandela au sein d’une équipe de la place, “Qwa-Qwa Star”. Quelques temps après, il va s’envoler pour la Corée du Sud et rejoindre l’équipe “Pohang Steelers”. Il va y passer trois années.

C’est Korando, un ancien des léopards qui va le sortir de la Corée du Sud. Il va lui trouver un manager qui l’emmène en Tunisie. Zorino y reste 3 mois, pas du tout fameux. Puis, il quitte la Tunisie pour une nouvelle fois, l’Afrique du Sud puis, de nouveau l’Angola. On le signale quelques temps aussi en Europe mais finira sa carrière à Kinshasa au Fc Elima.

Mbongo muké, ballé muké

Mamalé, c’est aussi tout un personnage. Par exemple, il est Soupçonné d’avoir des gris-gris lors de la CAN 98. En effet, Mamale se présentait à chaque match avec un petit bandeau sur la tête. Tout le monde pensait que c’était des gris-gris. Il en donnera l’explication des années plus tard. ” C’était pour protéger une plaie causée lors d’une bagarre avec un policier à Hong-Kong pendant une garde à vue. Sacré Mamalé !

On retiendra aussi sa fameuse phrase “mbongo muké, ballé muké” (Vous payez moins, je m’implique moins dans le jeu). Et aussi, la scène, après la CAN 98 où on le voit réclamer bruyamment son passeport auprès du président de la Fédération congolaise de football association (Fecofa).

Mamalé, c’était aussi une marque. Au sommet de son art à Kinshasa, on a vu apparaître du pain Mamalé, de l’eau en sachet “Mamalé”, des biscuits Mamalé, des chauffeurs Mamale, des policiers de roulage Mamalé, des sandales Mamalé, des sacs et même un style de coiffure copié des dreadlocks jamaïcains.

Ludo Bopey

Commenter

Your email address will not be published.

Résoudre : *
13 − 5 =


Ça Pourrait Vous Intéresser