L’est de la République démocratique du Congo traverse une grave crise sécuritaire. Selon un rapport de Human Rights Watch (HRW), plus de 140 civils ont été tués par le groupe armé M23 en juillet 2025, dans 14 localités du territoire de Rutshuru.
Face à cette situation dramatique, le Département d’État américain a publié mercredi 20 août 2025 un communiqué très ferme. Il dénonce « la violence visant les civils dans l’est de la RDC » et appelle toutes les parties à « respecter le cessez-le-feu inscrit dans la Déclaration de principes signée à Doha entre la RDC et le M23 ». Les États-Unis demandent également que les responsables de ces atrocités soient tenus pour responsables.
Ce Jeudi, l’ambassade des États-Unis à Kinshasa a confirmé cette position en annonçant la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. L’objectif est de discuter des massacres et de promouvoir la justice pour les victimes.
De son côté, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, a précisé l’ampleur des violences. « Dans les cas de meurtres signalés à Human Rights Watch (HRW), la plupart des victimes appartenaient à l’ethnie Hutu et, dans une moindre mesure, à l’ethnie Nande », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que certains éléments des Forces de défense rwandaises (RDF) ont participé aux opérations du M23, confirmant la complicité de cette coalition dans les crimes. Le ministre de la communication a insisté sur la nécessité de la justice : « Les responsables identifiés de ces crimes imprescriptibles seront rattrapés ».
Il a rappelé que la paix ne peut pas se construire au prix de l’impunité et que les auteurs de ces crimes graves devront répondre de leurs actes devant la loi.
Elie Ngandu


