Le Président Félix Tshisekedi a pris part, ce samedi 2 août 2025, à la cérémonie officielle de la 3ᵉ commémoration du Génocost au Mémorial de Kinshasa.
À cette occasion, il a demandé aux deux Chambres du Parlement de voter une résolution pour reconnaître officiellement les génocides perpétrés en République Démocratique du Congo.
« J’appelle solennellement les deux Chambres du Parlement à examiner dans les meilleurs délais l’adoption d’une résolution officielle, proclamant au nom de la Nation, la reconnaissance des génocides commis sur notre sol », a-t-il déclaré.
Pour lui, cette reconnaissance ne serait pas qu’un simple symbole, mais un acte de souveraineté, de vérité et de mémoire.
Il a aussi interpellé la communauté internationale, à la veille de l’installation d’une Commission d’enquête indépendante. Il estime qu’elle a un devoir moral et politique de soutenir cette démarche pour rétablir la vérité, rendre justice aux victimes et construire une paix durable.
Avant son intervention, plusieurs responsables ont pris la parole, dont la ministre des Droits humains. Mme Chantal Chambu Mwavita a demandé la création d’un Tribunal international spécial pour la RDC, et l’instauration du 2 août comme une journée internationale du Génocost.
Sur le terrain, les attentes restent fortes. Comme le rappelle Susie Bakajika B. dans une tribune publiée à l’occasion du Génocost 2025, des victimes attendent encore justice et réparation. Le FRIVAO, créé pour gérer les fonds de réparation après la condamnation de l’Ouganda, est accusé de lenteur, de détournements et de promesses non tenues.
« Le FRIVAO doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être, un instrument de réparation, pas un champ de manœuvres », écrit-elle dans sa tribune.
À l’issue de la cérémonie, le Président de la République, accompagné de la Première Dame Denise Nyakeru, s’est recueilli devant la stèle du Mémorial. Il a allumé la flamme de la solidarité et visité le centre de documentation, où le FONAREV a exposé des armes blanches utilisées lors des massacres, ainsi que des objets appartenant aux victimes.
Elie Ngandu


