Honte à l’Udps/Tshisekedi !

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Les élections des sénateurs auront mis à nu le désordre qui règne actuellement à l’Union pour la démocratie et le progrès social, particulièrement à Kinshasa. Malgré ses 12 députés provinciaux, grands électeurs pour la circonstance, l’Udps/Tshisekedi n’obtient aucun siège de sénateur dans la capitale sur les 8 sièges mis en jeu.

Scandaleux et même honteux pour le parti du président de la République, qui est ainsi battu dans une ville qui pouvait, jusque là, être considéré comme l’un de ses fiefs « naturels ». Des militants, disons combattants, ont élu des députés provinciaux de l’Udps/Tshisekedi, mais ces derniers refusent d’accorder leurs voix aux candidats de leur propre parti aux sénatoriales de la ville de Kinshasa.

C’est à ne rien comprendre. Tout donne à penser que les députés provinciaux de l’Udps/Tshisekedi au niveau de Kinshasa ont préféré « vendre » leurs voix aux plus offrants « financièrement », plutôt  que de suivre les consignes de vote du parti, si consignes il y a eu.

Dans tous les cas, il y a à craindre pour la suite des événements. Dans quelques jours, les mêmes députés provinciaux seront appelés à élire le gouverneur et le vice-gouverneur de la ville de Kinshasa. L’Udps  a positionné aux deus postes le ticket Laurent Batumona – Gérard Mulumba. Au vu de ce qui vient de se passer aujourd’hui à l’assemblée provinciale de Kinshasa, rien n’est gagné pour les candidats du parti présidentiel même avec ses 12 députés provinciaux.

Il est grand temps que les instances dirigeantes de l’Udps tapent du poing sur la table et  rappellent à l’ordre leurs élus à tous les niveaux. Certes, le mandat de député n’est pas impératif, mais il y a des exigences de visibilité qui  contraignent les députés provinciaux à se montrer plus que responsables surtout quand on est du parti du président de la République. On ne peut pas s’infliger une défaite si bête. Avec ses 12 députés provinciaux dans une assemblée qui en compte 55, l’Udps aurait dû en effet remporter un à deux sièges de sénateurs au moins à Kinshasa.

Ce soir, la « base » de la 11ème rue Limete doit se sentir quelque peu flouée. Et, Félix Tshisekedi encore plus. Lui qui doit montrer ses muscles vis-à-vis de son partenaire de l’alternance est en train de perdre du terrain. Le sénat pouvait lui permettre pourtant de commencer à faire une lente remontée au parlement, tout en concédant que la tâche était plutôt difficile pour ne pas dire impossible, le FCC ayant verrouillé les institutions.

Au finish, si les députés provinciaux n’écoutent pas la « base », il faudrait les secouer un peu, au risque de voir ce parti partir en vrille et sombrer totalement  dans les scrutins indirects, trois mois seulement après les élections directes.

Mona Kumbu

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