Kinshasa reprend ses habitudes malgré la progression de Covid-19. Toutes les mesures prises par les autorisés pour limiter la chaîne de propagation de cette pandémie semblent de plus en plus ignorées ou bafouées.
Ce lundi 18 mai, la ville a commencé à bouillonner dès les premières heures.
- Les arrêts de bus étaient plein de monde comme en période normale. Constat qui permet d’affirmer que les Kinois préfèrent braver la menace plutôt que de mourir de faim.
- Les mesures d’hygiène et de distanciation sociale de plus en plus ignorées dans les milieux publics.
- Les activités commerciales reprennent de plus belle. En tête des ventes, les cache-nez artisanaux vendus sur le trottoir entre 200 et 1000 francs congolais.
- Les vendeurs ambulants envahissent les rues des quartiers périphériques de Kinshasa car interdits d’accès au centre-ville.
- Les prix des denrées de première nécessité prennent l’ascenseur. Cela est dû à la hausse inexpliquée et incontrôlée de la devise américaine par rapport à la monnaie locale. 1 dollar se changeait entre 1800 et 1900 francs congolais ce lundi.
- 100 unités de crédit téléphonique passe à 2000 voire 2100 Francs à certains endroits.

- Le transport en commun demeure un casse-tête. Surtout avec la limitation du nombre des passagers dans les véhicules.
- Les kinois contraints de se frotter les uns contre les autres lors de certaines activités comme pendant la paie des fonctionnaires dans des banques.
- Gombe reste semi-confiné. Même si Charles Mbutamuntu, le porte-parole du gouvernement provincial s’étonne de voir les enfants en rupture familiale (shegues) se promener dans le centre-ville.
- Kinshasa a également vécu sous la fièvre de la suspension de l’émission “Bosolo Ya Politique” sur Congoweb par le propriétaire de la chaîne.
- Les réseaux sociaux ont également vibré sous le challenge de traduction littérale en français des expressions lingala.
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