À Kinshasa, les Wewa, ces motos-taxis omniprésents dans les rues de la capitale, sont devenus un moyen de transport indispensable pour des milliers de Kinois.
Pourtant, leur conduite souvent anarchique circulation en sens interdit, non-respect des feux rouges et stationnement intempestif alimente les tensions avec les autres usagers de la route et multiplie les risques d’accidents.
Lors d’un entretien accordé ce mardi 18 février 2026 à l’Agence Congolaise de la Presse (ACP), Jean-Marie Kasongo, président des motocyclistes de Kinshasa, a réitéré une demande pressante : « Avant toute délivrance de permis, les conducteurs de Wewa doivent obligatoirement suivre une formation au code de la route, sanctionnée par un brevet. »
Cette mesure, selon lui, permettrait de sensibiliser les motocyclistes aux règles de sécurité routière, de réduire les comportements dangereux et de limiter le nombre d’accidents quotidiens impliquant ces engins.
Dans une ville où les embouteillages sont une réalité quotidienne et où les accidents de la route font régulièrement des victimes, cette proposition vise à apporter un cadre plus strict à un secteur informel, mais essentiel à la mobilité urbaine.
Pour l’heure, cette initiative reste une suggestion, mais elle ouvre la voie à une réflexion plus large sur la régulation des Wewa, afin de concilier leur utilité publique et la sécurité de tous.
Elie Ngandu

