Mme Kenneth Ampi : « Que les médias donnent la parole à au moins 30% de femmes sur des sujets sensibles »

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FMJC sensibilise des journalistes sur la visibilité du statut de la femme à travers les médias

« La promotion de la visibilité du statut de la femme à travers les médias ». Tel est le thème choisi par l’Ong « Femmes des Médias pour la Justice au Congo », FMJC à l’occasion de la table-ronde tenue pour sensibiliser des professionnels des médias, hommes et femmes à ce sujet. L’activité a eu lieu vendredi 31 mai 2019 dans la salle de réunions de Sernafor, à Kinshasa dans la commune de la Gombe.

Avec l’appui de Diakonia/Sida, cet a atelier a eu pour objectif d’amener la population congolaise à découvrir l’autre image de la femme pour qu’elle fasse de nouveau confiance aux femmes. Les journalistes sont ainsi appelés à accorder plus la parole aux femmes à travers leurs reportages sur des questions sensibles, de très grand intérêt pour qu’il y ait un changement positif. C’est ce qu’a déclaré Mme Kenneth Enim Ampi, Coordonnatrice de FMJC, dans son intervention.

Cette table-ronde a été animée par la Coordonnatrice de FMJC, Mme Kenneth Enim Ampi ainsi que celle de la LIFDED, Mme Grâce Lula Amba. Leurs interventions ont porté sur les différents instruments de protection et de promotion des droits des femmes qui peuvent aider les journalistes pour que cette visibilité du statut de la femme à travers les médias soit effective. Il s’agit entre autres de la Constitution du 18 février 2006 avec quelques changements en 2011. Cette loi mère réaffirme l’adhésion de la RDC aux instruments régionaux et internationaux. Dans ses articles 14 et 15, elle parle spécifiquement de la femme et de la parité homme-femme et prend des mesures de lutte contre les violences à l’égard de la femme. Mais en réalité, rien n’est fait. « Utilisez le pouvoir que vous avez pour qu’ensemble, nous arrivions à bien mener cette lutte pour le bien de tous », a lancé Mme Grâce Lula aux professionnels des médias. A cela, il faut ajouter la loi 015/013 du 1er août 2015 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité ; les lois sur les violences sexuelles et tant d’autres. Malgré ces dispositions, la femme est toujours tenue à l’écart sur tous les plans. Il y a toujours persistance des inégalités. « Si toutes ces lois sont vulgarisées, elles peuvent contribuer à l’élimination de ces actes de violences à l’égard de la femme », a-t-elle souligné.

Génie Mulobo

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