Port du masque : les avis des Kinois sont partagés

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Alors que le gouvernement congolais tente par tous les moyens de faire appliquer les instructions de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) en ce qui concerne l’observance des mesures barrières contre la COVID-19, à Kinshasa le port des masques pose problème. Les personnes interrogées dans les rues de Kinshasa avancent plusieurs raisons . Découvrez les dans ce micro-baladeur.

Landry Ngunza, 24 ans, changeur de monnaie, N’Djili : “Au début, quand le gouvernement avait demandé à la population de porter les masques pour se protéger, je mettais mon masque chaque jour. Deux semaines après, j’ai noté qu’il m’étouffait et je toussais. J’ai ainsi eu peur d’être soupçonné par mes voisins d’être atteint de la COVID-19”.

Marie Nsueki, 32 ans, ménagère, N’Sele : “Mon mari m’oblige de porter mon masque régulièrement surtout quand je vais au marché. Le problème est que j’oublie mon masque un peu partout. Du coup, je dois demander de l’argent à mon mari pour en acheter un autre. Peut-être pour me punir, il ne me donne plus”.

Sébastien Mbula, 52 ans, maçon, Kisenso : ” Je suis maçon dans une société basée dans la commune de Limete. Là, on nous oblige à porter nos masques à tout moment. Mais quand je rentre dans mon quartier, situé dans la commune de Kisenso, les gens me regardent comme un extra-terrestre quand je me mets mon masque. Pire encore, quand je passe dans la rue, les jeunes m’appellent papa corona”.

Le masque oui, mais…

Clarisse Nzuzi, 22 ans, étudiante, Matete : “Je suis asthmatique, porter le masque peut me causer plus d’ennuis de santé que me protéger du coronavirus. Pour éviter la contamination à la COVID-19, je sors rarement de la maison”.

Jean Kayembe, 46 ans, commerçant, Kintambo : “De toutes les mesures édictées par le gouvernement, celle que j’applique souvent, c’est le lavage des mains. Comme je suis toujours derrière les grilles de ma boutique, je suis rarement en contact avec d’autres personnes. C’est pourquoi je ne porte presque pas de masque”.

Louis Ekanga, 25 ans, vendeur ambulant, Barumbu :” Moi je suis de la race de Saint Thomas. Je mettrai le masque le jour où j’apprendrai qu’un habitant de mon quartier est mort de la COVID-19″.

Propos recueillis à Kinshasa par RKM

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