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RDC : Faut-il un CV solide ou du leadership pour diriger un ministère ?

Le récent remaniement ministériel en République démocratique du Congo relance un débat important. Faut-il choisir un ministre pour son CV solide ou pour sa vision et son leadership ?

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont réagi à cette question lancée lundi 11 août 2025 par Susie Bakajika, experte en communication institutionnelle.

Pour Bourgeois Mbumba, « Un diplôme, du reste présomption des connaissances, peut ouvrir des portes, mais ce sont la compétence et l’intégrité qui les maintiennent ouvertes. On a vu des CV impressionnants sombrer dans l’inaction, comme on a vu des profils “atypiques” produire des résultats remarquables. À mon avis, le vrai test d’un ministre, ce n’est pas le pedigree, mais c’est l’héritage qu’il laisse. »

D’autres insistent sur l’importance du diplôme. Un internaute affirme : « Il faut un minimum de diplômes ma grande. »

Un autre ajoute : « J’estime pour ma part que le meilleur profil est celui qui a, avant tout, un diplôme, empreint d’un sens élevé de patriotisme et qui doit être capable, comme vous le dites dans votre conclusion, de transformer un programme en progrès concret. Ceci nous éviterait les “chance eloko pamba”. »

Bahati Kasindi, rédacteur au média LISAPO, partage aussi son avis. Il privilégie l’expérience sur le simple diplôme ou le leadership.

Selon lui, « L’expérience, c’est la capacité à comprendre la réalité du terrain, à anticiper les enjeux et à éviter les décisions à courte vue. »

Il explique que nommer un ministre sans expérience peut coûter du temps, car « un ministère n’est pas un lieu d’apprentissage : on n’y vient pas découvrir le métier, mais implémenter immédiatement une stratégie. »

Bahati cite un exemple : « C’est ainsi qu’on en arrive, par exemple, à oublier qu’un État a le devoir de subventionner son propre championnat national et de développer son sport… tout en laissant les bénéfices majeurs filer vers les clubs étrangers. »

Pour lui, la vraie question n’est pas le diplôme ou le charisme, mais la capacité à transformer une vision en actions concrètes qui profitent à la population.

Dans sa publication, Susie Bakajika, reconnue pour ses analyses pertinentes sur la gouvernance et les réformes institutionnelles, souligne que le débat dépasse la simple question des diplômes ou du charisme. Elle invite à réfléchir sur la qualité réelle de la gouvernance, en insistant sur l’importance des résultats obtenus par les ministres dans leurs fonctions.

Avec plus de 10 ans d’expérience en journalisme et en communication institutionnelle, elle rappelle que le succès d’un ministre ne se mesure pas à son CV, mais à sa capacité à faire avancer le pays, à prendre des décisions courageuses et à améliorer concrètement la vie des citoyens.

Elie Ngandu

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Elie Ngandu est un journaliste congolais travaillant depuis plus de trois ans pour le média en ligne lisapo.info à Kinshasa.

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