La session ordinaire de septembre de l’Assemblée nationale s’est ouverte ce lundi 15 septembre à Kinshasa.
Conformément à la Constitution, cette rentrée parlementaire est consacrée principalement à l’examen et à l’adoption du budget 2026.
Mais dès l’ouverture, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a tenu à réagir aux pétitions qui visent son bureau.
Dans son discours, il a reconnu la légitimité de la démarche des élus. « En ce qui concerne les pétitions signées contre le bureau, il s’agit d’un exercice parlementaire légitime qui témoigne de la vitalité de notre démocratie », a-t-il déclaré.
Adoptant un ton conciliant, il a présenté ses excuses aux députés : « S’il y a parmi vous ceux qui se sont sentis froissés, heurtés ou dérangés, d’une manière ou d’une autre, par ma conduite ou mes propos, je les prie d’accepter l’expression de mon plus sincère regret et j’implore leur pardon. »
Vital Kamerhe a aussi invité les élus à la retenue, affirmant que leurs revendications seront examinées à huis clos une fois les invités partis.
Ces excuses interviennent alors que plusieurs députés, menés par Crispin Mbindule, accusent le bureau d’une gestion opaque et autoritaire. Sur Univers TV, Mbindule est allé plus loin : « Vital Kamerhe est incompétent, orgueilleux et dictateur. Sa place n’est pas à la tête de l’Assemblée nationale ».
Les pétitionnaires affirment avoir déjà rassemblé plus de 200 signatures en cinq jours. Ils reprochent non seulement une gestion jugée centralisatrice, mais aussi des contacts présumés entre un membre du bureau et des groupes rebelles.
La rentrée parlementaire s’annonce donc sous haute tension : au-delà du budget 2026, l’avenir même du bureau Kamerhe est désormais en jeu.
Elie Ngandu


