Le stade Kashala Bonzola de Mbuji-mayi devait être un lieu important pour le sport au Kasaï Oriental. Aujourd’hui, il est dans un état de délabrement avancé.
Plusieurs personnalités politiques du pays, dont le président Félix Tshisekedi, s’y sont déjà rendues. Le chef de l’État a même assisté à un événement organisé par le Diocèse de Mbuji-Mayi dans ce stade, malgré son mauvais état.
Depuis plusieurs semaines, le championnat national de catch s’y déroule. Pourtant, le personnel chargé de la sécurité et de l’entretien ne reçoit pas de salaire.
Les recettes issues des locations du stade suscitent des questions. La population voudrait savoir comment ces fonds sont utilisés.
Par ailleurs, les promesses faites par l’ancien ministre des Sports, François Kabulo, concernant la réhabilitation du stade, restent sans suite jusqu’à présent.
Les médias locaux et nationaux ont abordé ce dossier à plusieurs reprises. De nombreuses enquêtes de journalistes indépendants et des dénonciations publiques ont été faites, mais aucune réponse concrète n’a été donnée.
Le gouvernement provincial semble incapable d’assurer même les petits travaux nécessaires pour protéger ce joyau sportif. Le gouverneur intérimaire, tout comme son titulaire qui est mis en accusation par l’Assemblée provinciale, personne n’a jamais accordé son attention à ce problème.
L’opinion publique s’interroge : assiste-t-on à la lente descente aux enfers du plus grand stade moderne de l’espace Grand Kasaï ?
Sur place, le spectacle est triste : chaises cassées, sanitaires hors service, pelouse abîmée, clôture métallique endommagée.
Les habitants dénoncent le manque d’attention des autorités provinciales face à cette situation, alors que ce stade est un bien public qui devrait profiter à toute la population.
Ils appellent les responsables à prendre des mesures urgentes pour restaurer le stade Kashala Bonzola et lui redonner sa fonction première : accueillir dignement les événements sportifs.
Elie Ngandu


