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Un vice-ministre rouė de coups : le comble de la médiocrité

Samedi 14 août, le directeur de cabinet adjoint du ministre des affaires étrangères agresse verbalement le vice- ministre aux affaires étrangères.

Devant les membres du cabinet, il dit tout le mal qu’il pense de l’autorité qui assure pourtant l’intérim du ministre en mission. Lundi 16 août, le directeur de cabinet adjoint récidive. Cette fois-ci, il roue de coups le vice-ministre.

Pomme de discorde: la composition du cabinet. Sur une soixantaine de membres, le vice-ministre n’a droit qu’à moins d’une dizaine de personnes, toutes membres du personnel d’appoint, donc aucun membre du personnel politique. Trop peu et pas assez lourds, estime le vice-ministre, qui veut plus.

Le directeur de cabinet adjoint qui donne l’impression d’être l’homme de confiance du ministre des affaires étrangères ne l’entend pas de cette oreille et le fait savoir non seulement verbalement, mais aussi à coups de poings. C’est du moins la version répandue dans les médias et réseaux sociaux.

Jusque-là, aucune réaction officielle des autorités, au point que certains, dans les réseaux sociaux, notent avec humour que les “warriors” le sont réellement au propre comme au figuré.

Qu’un directeur de cabinet adjoint agresse verbalement un membre du gouvernement et ose porter la main sur lui est injustifiable, quelles que soient les raisons de sa colère. Ce manque de respect et d’égards envers un membre du gouvernement dans son propre bureau, dépasse tout entendement.

On se plaît même dans les salons politiques à parler d’insécurité dans laquelle se trouverait ce vice-ministre. Samy Adubango, un député national, propulsé vice-ministre à la faveur de la mise en place du gouvernement de l’Union sacrée de la nation, doit se sentir bien seul dans cette affaire, à moins que le premier ministre, chef du gouvernement, décide de mettre fin à la chienlit.

On ne peut comprendre que Christophe Lutundula Apala Pen’Apala, dont on connaît la rectitude, puisse trimballer dans son cabinet de personnes trop portées à régler par des coups de poings un différend sur la composition du cabinet politique du ministère des Affaires étrangères.

Ce directeur de cabinet adjoint n’a certainement pas sa place dans un ministère où se gère la politique extérieure du pays. Demain, il risque de rabrouer, et même plus, un diplomate étranger.

N’tombo Lukuti

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