Viol d’une Mineure à Kinshasa : Le collectif “Justice pour Elles » pas d’accord avec le verdict

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Il est 9 heures au Tribunal pour enfant de Kinshasa/Gombe située dans l’enceinte de la Commune de Kinshasa. Des cris d’indignation, de protestation et de colère émanent d’un groupe de femmes et hommes rassemblés à l’entrée de cet édifice. Pour cause : le verdict rendu par le tribunal dans le dossier enrôlé sous le RECL 6941, opposant le ministère public, la partie civile X contre un groupe d’élèves du collège Révérend Kim. 

En effet, ce Tribunal a rendu son jugement dans la soirée du lundi 17 juin sans la présence des avocats de la victime et bien évidemment le jugement acquitte 5 des 7 enfants en conflit avec loi. Un des enfants en conflit avec loi a été transféré au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK) et un autre a été condamné de manquement de complicité de viol et a écopé d’une réprimande puis remis à ses parents. Les deux sont toutefois contraints de verser une amende d’un montant de 10.000 USD. 

Devant cette situation confuse, la réaction des représentant des différentes associations ne s’est pas fait attendre. Ils se sont, tout de suite, constitués en collectif baptisé « Justice pour elles » et ont rédigé un mémo pour finalement improvisé une marche jusqu’au bureau du Procureur général de la République.

Le PGR a reçu la délégation et accusé réception du mémo et a promis de recevoir la délégation dans les prochains jours. 

Pour rappel, ces élèves étaient accusés d’avoir commis en date du 17 mai 2019, un viol collectif à l’endroit de l’une des leurs, en lui imposant des relations sexuelles contre sa volonté. Ces enfants ont prémédité leur forfait à travers un modus operandi rôdé pour abuser de leur camarade de classe qui depuis toujours refusait leurs avances. Usant de subterfuges, ils ont organisé une activité parascolaire comme guet-apens pour l’avoir. L’un d’eux a loué un appartement dans la commune de la Gombe à cette fin en y apportant boissons, alcool, drogue, chanvres pour qu’après l’avoir neutralisé, ils abusent d’elles à volonté. Ces actes ont été filmé et photographié pour être ensuite diffusé à travers les réseaux sociaux.

Bobo

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