Coronavirus : l’hydroxychloroquine est le plus grand espoir de traitement pour le groupe Novartis

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Le Directeur général de Novartis, M. Vas Narasimhan s’est engagé à donner 130 millions de doses dhydroxychloroquine si les nombreux essais cliniques en cours confirment l’efficacité de ce traitement contre le covid-19. Dans une interview publié dimanche 29 mars dans le journal suisse SonntagsZEitung, le Directeur général de Novartis estime que l’hydroxychloroquine est le « plus grand espoir » de traitement contre le coronavirus. 

Il a déclaré, dans cet interview repris par Ouest France que « les études précliniques chez l’animal ainsi que les premières données des essaies cliniques montrent que l’hydroxychloroquine tue le coronavirus ». Et de poursuivre : « Nous travaillons avec les hôpitaux suisses sur de possibles protocoles de traitement pour l’utilisation clinique de ce médicament, mais il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit de définitif ». 

Cet optimiste du DG de Novartis vient rejoindre celle du Pr Raoults qui a été le premier à s’être penché sur la piste de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine comme traitement dans le cadre de la pandémie du coronavirus. Cet infectiologue, spécialiste des maladies infectieuses tropicales à Marseille s’est basé sur les résultats d’une analyse chinoise parue le 19 février concernant les effets de la chloroquine sur le Covid-19 qui a obtenu des résultats positifs in-vitro. 

Cet avis tranché du Pr Raoult a rencontré la réticence de ses pairs qui ont critiqué la faiblesse méthodologique de son étude clinique. Ils l’accusent d’avoir mené son étude sur trop peu de patients ; de s’être limité à l’évolution de la charge virale ; de ne pas avoir mené la recherche en « double aveugle » c’est-à-dire avec un groupe de patients comparable auxquels on n’aurait pas donné ce traitement ; et enfin de ne pas avoir publié ses données brutes pour que d’autres chercheurs y aient accès. 

Rappelons que l’hydroxychloroquine, un des dérivés de la chloroquine, est utilisé contre certaines maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus. La Chloroquine, quant à elle, est une molécule avec laquelle sont conçus des traitement préventifs et curatifs contre le paludisme. 

Il convient aussi de signaler que Novartis n’est pas le seul groupe pharmaceutique à tester certains de leurs produits contre le coronavirus. Sanofi, Bayer ou Roche appliquent la même démarche.

Bobo 

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