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Cour constitutionnelle : le FCC tenté de franchir la ligne rouge

A moins d’un coup de force téméraire ou une tempête tropicale dévastatrice, la prestation de serment de nouveaux juges de la Cour constitutionnelle aura lieu demain mercredi au Palais du peuple.

 

On ne sait si les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat y seront. On ne sait pas non plus si le Premier ministre y sera, lui qui avait été chargé d’organiser cette cérémonie. On ne sait pas non plus si sénateurs et députés FCC y seront, ni si ceux de Lamuka. Qu’ils y soient ou pas, la cérémonie aura lieu, le Protocole d’État ayant pris les choses en mains.

A moins d’un miracle ou un empêchement majeur, Félix Tshisekedi sera là pour recevoir le serment des juges de la haute cour. C’est une cérémonie protocolaire et non une séance plénière du congrès. Les invités, autres que les extrémistes du FCC seront donc bien là, à moins qu’ils décident, eux aussi, de lâcher le président de la République. Ce qui n’est pas évident.

Malgré ce qui semble être un baroud d’honneur de quelques ultras sénateurs FCC qui ont saisi la Cour constitutionnelle sur cette affaire, rien ne saurait briser l’élan. On ne voit pas la Cour donnant injonction à la police nationale d’empêcher le président de la République et autres invités d’accéder au Palais du peuple. Ce dernier sera du reste déjà, dès ce soir, sous contrôle de la garde républicaine pour raison de sécurité.

On ne voit pas la police tenter de déloger de force la garde républicaine.

Alors, que peut bien faire le FCC pour empêcher le déroulement de la cérémonie? Sylvestre Ilunkamba peut bien démissionner aujourd’hui, mais même ce geste irréfléchi, ultime, ne pourra contrer le déroulement de la cérémonie, le gouvernement n’étant qu’un invité comme les autres à cette cérémonie.

Le FCC/PPRD peut-il mobiliser ses militants pour perturber le déroulement de la cérémonie? On n’ose pas l’imaginer. Ce serait là, franchir la ligne rouge, l’UDPS ne pouvant accepter que le chef de l’État subisse un tel affront en pleine capitale. Des troubles pourraient en résulter, dont on n’ose imaginer les conséquences.

Demain mercredi, Félix Tshisekedi et ses alliés de la coalition FCC-CACH sont placés devant leurs responsabilités. Certes, le contrôle de la Cour constitutionnelle est d’une importance capitale, mais on ne les voit pas en train de franchir la ligne rouge, faire un saut dans l’inconnu.

La fin du deal FCC-CACH signifie que le pays bascule dans la cohabitation, le FCC prenant totalement le règne de l’exécutif, contraignant le président et le Premier ministre à d’intenses et incessantes négociations pour la conduite des affaires de l’Etat.

Certes, le FCC avec sa majorité parlementaire peut impulser des actions à son profit, mais rien n’indique que le président de la République restera inerte, les bras croisés, se faisant dicter la conduite à tenir ou entériner des choix qu’il n’agréerait pas. Ce sera une période d’instabilité.

N’Tombo Lukuti

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