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Tshangu : La police use de taser et coups de fouet pour désengorger le trafic

Scène d’étonnement ce lundi 19 octobre 2020 à la Tshangu, le district avec la plus grande densité en population situé dans l’Est de Kinshasa. Dès les premières heures de ce lundi matin, les usagers du boulevard Lumumba ont été confrontés à un embouteillage monstre entre la place Quartier 1 et le Saut-de-mouton de Debonhomme. 

Des motos taxis ont empêché les véhicules de rouler calmement dans les deux sens du boulevard Lumumba. Ceux en provenance de l’aéroport ont envahi le sens contraire du boulevard bloquant ainsi le passage des véhicules provenant de Limete vers la Tshangu. D’autres encore venant de la commune de Limete ont cherché à se frayer le chemin en sens inverse de la circulation. À cela, il fallait ajouter ceux qui tentaient de déboucher par la route PétroCongo pour rejoindre le boulevard Lumumba.

Remorques, bus, taxi-bus, taxis, moto-taxi et piétons se sont retrouvés coincés au croisement du boulevard Lumumba et de l’Entrée Abattoir. Le trafic est resté bloqué pendant près de 40 minutes sans qu’aucun usager de la route ait pu se dégager. Ils sont restés coincés attendant désespérément que la route se dégage par miracle. Pourtant, aucun des usagers n’avaient manifesté un minimum de courtoisie routière. “On se demande si vous avez de têtes pour réfléchir. Comment vous pouvez venir jusqu’à bloquer le passage de l’autre bande ? ” s’est indigné un agent de circulation routière sur la place.

Les choses se sont tellement compliquées que les agents commis à la circulation routière n’ont eu d’autre choix que d’employer la force pour disperser les conducteurs de taxis-moto qui obstruaient le passage dans les deux sens du boulevard Lumumba. Ils ont d’un côté user des coups de fouet pour contraindre les uns à faire demi-tour et de tasers pour faire bouger les plus têtus.

Je pense que dans des tels conditions, il ne faut user que de la force pour faire respecter les règles. Voilà qu’avec le fouet la route s’est ouverte en quelques minutes” a crié un autre agent parmi ceux venus en renfort. De son côté, un conducteur de taxi-moto est formel : ” C’est parceque le colonel Bienvenue n’est pas là. Rien que sa présence dissuade plus d’un wewas à respecter le code de la route”.

Pour les habitants de ce coin de Kinshasa, ils ne savent plus trop à quel saint se vouer. ” C’est une situation quasi-permanente que vivent les habitants de Tshangu. Chaque jour c’est pareil. Surtout avec les chantiers des sauts de mouton. Le comble dans tout ça c’est que c’est l’unique route que possède cette circonscription. La plus peuplée de la ville d’ailleurs“, a indiqué un autre kinois sur l’une des motos également bloqué dans ce fameux bouchon du lundi 19 octobre.

Bahatiquement

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