Covid-19 : la question de la protection sociale des pauvres et des personnes vulnérables se pose

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Le Coronavirus n’épargne aucune région du monde. Face à cette situation, la question de la mise en place d’un système de protection sociale capable de répondre efficacement et à grande échelle à une situation d’urgence se pose afin de lutter contre les effets dévastateurs du covid19. Les systèmes de protection sociale sont essentiels pour protéger les pauvres et les personnes vulnérables dans ce moment de crise.

Selon le Groupe de la Banque Mondiale, 126 pays ont introduit ou adapté des stratégies de protection sociale et de l’emploi en réponse à la pandémie. 505 mesures ont été mises en place. La portée de ces programmes est encore limitée. Toutefois, trois mesures de protection sociale peuvent garantir à chaque personne de faire face à cette crise sans précèdent.

La première mesure est d’offrir des prestations sociales pour aider les populations à surmonter la pandémie. Dans les pays où le virus s’est déjà propagé, la Banque Mondiale recommande d’étendre les filets de protection sociale pour verser rapidement des allocations monétaires plus importantes aux bénéficiaires existants et en atteindre de nouveaux. 130 nouvelles initiatives de ce type ont déjà été introduites en réponse à la crise du covid- 19.

Parmi les autres programmes de protection sociale, il y a l’aide aux personnes sans abri, des subventions aux compagnies d’eau, de gaz ou d’électricité pour qu’elles puissent suspendre les frais d’abonnement aux services de base. Le groupe de la Banque Mondiale (GBM) s’est mobilisé face à la pandémie et prévoir de débloquer jusqu’à 160 milliards de dollars au cours de 15 prochains mois en faveurs d’interventions essentielles dans les pays les plus pauvres du monde.

La seconde mesure est de préserver les moyens de subsistance en conservant ou en rétablissant les emplois. Le GBM prévoit une augmentation significative du chômage et du sous- emploi. Plusieurs spécialistes prédisent des perturbations beaucoup plus importantes de la production et de l’emploi en l’absence de réponses politiques fortes. Pour atténuer ces risques, le groupe de la Banque Mondiale conseille aux gouvernements d’accorder des subventions ponctuelles aux petites entreprises pour éviter les faillites ou pour faciliter la reprise d’activité après la crise.

Les aides aux secteurs privés devraient être envisagées pour limiter les licenciements au strict minimum. Le gouvernement Coréen, par exemple va financer des subventions couvrant jusqu’à deux tiers des salaires. Cela est plafonné à 66 dollars par salarié et par jour afin d’aider les employeurs à garder leur personnel en cas de forte baisse du chiffre d’affaires.

Troisièmement, renforcer les systèmes de protection sociale pour améliorer la préparation aux prochaines crises. Pour le Groupe de la Banque Mondiale, l’urgence sera d’améliorer les systèmes de protection sociale existants, de manière à les rendre plus réactifs à de futurs chocs. Les dispositifs de versement des prestations aux personnes vulnérables devront être plus rapides, plus efficace et plus transparente. Il faudra aussi prévoir la possibilité de les élargir en temps de crise. Les programmes d’inclusion économique doivent être mis en place pour veiller au renforcement de la résilience.

Bin Saleh

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