Procès 100 jours : Samih Jammal refuse de donner le prix d’une maison préfabriquée à Istanbul

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Le directeur général de la société Samibo, Samih Jammal, répond ce lundi 25 mai 2020 aux questions du ministère public dans le dossier d’achat et installation des 1500 maisons préfabriquées. Et ce, dans le cadre du programme d’urgence des cent premiers jours du président de la République.

Devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe siégeant en audience foraine à la prison centrale de Makala, Samih Jammal est apparu bien plus en forme physiquement qu’il y a deux semaines lors de la première audience.

A la question de connaître le coût d’une maison préfabriquée à Istanbul, le patron de Samibo s’est interdit de répondre. Il estime que les prix ont été décidés avec l’Etat congolais, représenté en avril 2018 par le ministre du Développement rural de l’époque, Justin Bitakwira.

Une maison préfabriquée a été fixée officiellement à 19 mille dollars.
Samih Jammal a également dit ne pas se rappeler de la date de la signature d’un avenant dans le cadre de ce marché.

Au départ, en avril 2018, chiffré à 26 millions de dollars pour neuf provinces, ce marché est passé en 2019 à plus de 57 millions de dollars pour 1500 maisons dans cinq provinces (Kinshasa, Kongo central, Sud-Kivu, Kasaï Oriental et Kasaï Central). Or, un avenant ne doit pas dépasser 16% du montant initial, selon la loi.

“C’est de la jalousie contre moi. Sinon, je meurs”, a vociféré Samih Jammal. Ses avocats ont critiqué la “diversion” du ministère public qui a voulu avoir des réponses sur les différentes transactions financières de la société Samibo.

Le procès est toujours en cours, en attendant l’intervention de Vital Kamerhe, directeur de cabinet du chef de l’Etat, accusé comme co-auteur de détournement des fonds dans ce projet.

SN

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