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Pagaille dans les arrets de bus : vivement un « service minimum »

Des arrêts de bus bondés. Des moyens de transport subitement (bus, taxis-bus, taxi-motos, taxis) rares. Des chauffeurs qui en profitent pour truander les clients en doublant les prix des courses ou en saucissonnant les trajets à travers la pratique de demi-terrain. Tel est le calvaire que vivent les Kinois en ce premier jour de l’application effective des mesures prises par le gouvernement et exécutées par arrêté du gouverneur de la ville.

La police a été déployée dans certains carrefours pour faire respecter notamment le port obligatoire et correct du masque, comme l’a constaté un reporter de « lisapo.info » à Lemba/Terminus où un capitaine de la police et son équipe étaient sur le terrain. Pour rappel, l’autorité urbaine a exigé des conducteurs de moyens de transport en commun de ne transporter des clients qu’à concurrence de 50% de leur capacité.

Difficile pour certains transporteurs d’obéir à cette mesure prise pour casser la chaine de contamination au covid-19, qui est répartie de plus bel avec la troisième vague de cette pandémie avec des variants sud-africain et indien considérés comme plus virulents que les autres variants de la pandémie.

N’accepter que trois passagers a lieu de quatre ou cinq habituellement pour les voitures taxis « ketch », un seul passager pour les moto-taxis, aucun passager debout pour les bus et la moitié seulement de la capacité pour les bus dits 207, 208 et autres, relèvent, pour certains, du bénévolat. Si les bus Transco et « Esprit » se plient volontiers à cette disposition réglementaire, les autres jouent à cache-cache avec les policiers. S’ils sont contraints de s’y conformer, ils préfèrent doubler les prix des courses.

Les Kinois qui se sont réveillés ce matin en découvrant qu’une pluie avait arrosé la ville durant la nuit, ont dû jouer des pieds et des coudes pour accéder dans les rares moyens de transport disponibles.

Le gouvernement devrait, au regard de la décision de réduire de 50% le nombre des passagers dans les bus, taxis, taxi-motos et taxis-bus, faire également appliquer la mesure de réduction à 50% des effectifs des agents et autres travailleurs dans les administrations ainsi que les entreprises publiques et privées. Il serait également souhaitable de recommander vivement l’utilisation du télétravail là où c’est possible ou l’instauration du « service minimum », s’il n’est pas possible d’instaurer le confinement d’une partie de la ville. Cela permettrait de désengorger les arrêts de bus et de réduire la pression sur le peu de moyens de transport disponibles dans cette tentaculaire ville de Kinshasa.

N’tombo Lukuti

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