Conséquence du Coronavirus : les prix flambent sur les marchés de Kinshasa

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Après des mesures strictes prises par l’autorité de la ville de Kinshasa face à l’épidémie du Coronavirus, les prix ont pris de l’ascenseur dans différents marchés de la ville. Petite descente au marché de Ngaba.

Un dimanche exceptionnel. Le marché de Ngaba est inondé de clients depuis 6 heures du matin. Panique totale. Hommes, femmes et enfants ont envahi le marché. Ce premier constat laisse la place à un second : les prix des denrées alimentaires ont considérablement augmenté. Pour preuve, le sac de semoule de maïs de 25 kg qui se vendait à 30.000 franc congolais samedi 21 mars jusqu’au matin du dimanche 22 mars, à 30.000 fc, est passé dans la soirée du même dimanche à 40.000 fc. La loi de l’offre et de la demande oblige. Il en est de même du sac de riz de 25 kg qui coûtait samedi 21 mars 34.500 fc l’équivalent de 20 dollars est vendu dimanche 22 mars 38.000 FC. Quelques Kinois croisés dans les rayons du marché de Ngaba ont opté pour la consommation du maïs produit localement à la place de la semoule importée. Un kilo de maïs coûte actuellement 1000 FC, un prix qui est à leur portée.

Ce choix a eu pour conséquence que les moulins ont été envahis. Tous les clients, de surcroît, veulent passer en premier. “Nous sommes débordés. C’est un dimanche pas comme les autres. D’habitude, le dimanche c’est un jour de repos pour nous ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. On croirait que c’est la fin du monde“, s’est exprimé un meunier au micro de Lisapo.info.

Confinement : les Kinois pas prêts

Une jeune dame croisé également dans les dédales du marché de Ngaba est d’ailleurs très surprise de cet engouement et semble désemparé face à cette ruée vers les denrées alimentaires. Avec son bébé, elle se demande encore ce qui se passe à Kinshasa. ” Je n’ai rien pour faire des provisions. Même si j’achetais 10 kg de maïs aujourd’hui, cela ne tiendrait que dix jours. Je vis au quotidien. Le coronavirus est une maladie des riches“, a-t-elle déclaré. Plus encore, elle ne croit pas que la RDC compte déjà des cas de décès lié au coronavirus ni à l’existence même de cette maladie.

Concernant, les dernières mesures annoncées par le gouverneur de la ville interdisant la vente d’autres articles que les produits alimentaires, les Kinois croisés à Ngaba se demande s’il est possible de manger dans un environnement malsain. Un vendeur croisé sur l’avenue Kianza estime que les détergents, papiers hygiéniques et savons doivent être vendus pour lutter contre l’épidémie du coronavirus.

Génie Mulobo

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