Les sages-femmes demandent à l’Etat congolais de valoriser leur profession

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Le monde entier célèbre chaque 05 mai la journée internationale de la sage-femme qui a eu comme thème cette année « Les sages-femmes : défenseurs des droits de la femme ». Cette année la Société Congolaise de la pratique Sage-Femme (SCOSAF) a saisi l’occasion pour demander à l’Etat congolais de valoriser cette pratique. Elle l’a particulièrement relevé à l’occasion des activités organisées avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). 

Une marche de sensibilisation de la population et de plaidoyer auprès des autorités congolaises a été organisée le samedi 4 mai 2019, de la place du cinquantenaire à l’hôtel de la Gombe. 

Cette association des sages-femmes du Congo a voulu, ainsi, rappeler au gouvernement la nécessité de prendre en compte leurs revendications entre autres d’organiser leur profession en « Ordre » à l’instar des médecins, pharmaciens.…

Selon le Vice-président provincial de la SCOSAF d’autres activités sont prévus au courant du mois telles que des séances de sensibilisation sur l’offre des services gratuits à savoir, la planification familiale et la santé de la reproduction ; un séminaire de renforcement des capacités des enseignants et encadreurs sages-femmes.

Parmi les problèmes soulevés que le Gouvernement est appelé à régler est la question de la rémunération. « Nous travaillons actuellement en étroite collaboration avec les médecins mais la rémunération n’est pas satisfaisante », rappelle M. Jackson Minzinga, sage-femme depuis une dizaine d’années. Ce dernier espère qu’à travers les différentes activités organisées la population sera sensible à la condition des sages-femmes. « Nous voulons sensibiliser la population pour une prise de conscience et les informer sur le fait qu’il existe des gens formés et que cette population peut se sentir en sécurité » conclut Packson Minzinga.

Dans sa déclaration dans le cadre de cette journée dédiée à la sage-femme, Mme Natalia Kanem, Directrice exécutive de l’UNFPA, a encouragé activement les activités de formation et de soutien dans le domaine obstétrique, plaidé pour l’instauration de politiques plus solides concernant le travail des sages-femmes et la promotion de leur intégration dans les systèmes de santé officiels.

Dans le cadre de programmes soutenus par l’UNFPA, plus de 115 000 sages-femmes formées et intégrées aux systèmes de santé ont été déployées sur le terrain. L’UNFPA, l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF et la Confédération internationale des Sages-Femmes lanceront bientôt un nouveau rapport sur le renforcement des formations en obstétrique de qualité en vue d’une couverture sanitaire universelle d’ici à 2030.Ce rapport va présenter des données probantes indiquant qu’investir dans des activités de formation, de soutien et d’intégration permet aux sages-femmes d’assurer au mieux la bonne santé des femmes et de leurs nouveau-nés. 

Génie Mulobo

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