Dissolution de l’Assemblée nationale : le prix à payer par Félix Tshisekedi

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Il a suffi que le député FCC Charles Nawej traite le chef de l’Etat d’inconscient lors d’un débat à l’assemblée nationale sur les ordonnances nommant les mandataires de la Gecamines et de la Sncc pour que le discours devienne amer dans les milieux des combattants de l’UDPS. “Nous ne voulons pas de cette alliance avec le Front Commun pour le Congo (FCC),  la plate-forme dirigée par Joseph Kabila“, clament les combattants, qui ont même saccagé des bureaux du Pprd et d’autres partis du FCC dans de nombreuses villes du pays.
Malgré la modération de certains dirigeants de l’Udps, les combattants,  eux, exigent un “divorce” entre Joseph Kabila et Félix-Antoine Tshisekedi, leur leader. Pour les combattants, le chef de l’Etat ne réussira pas s’il continue à collaborer avec le FCC.

Le prix de la dissolution de l’Assemblée nationale 
Estimant que le chef de l’Etat travaille dans l’ombre non seulement de son prédécesseur, mais aussi et surtout du FCC qui bénéficie d’une majorité écrasante dans les deux Chambres du Parlement, les combattants de l’UDPS et certains cadres de Cap pour le Changement  (CACH), pousse Félix-Antoine Tshisekedi à  dissoudre l’Assemblée nationale. “En cas de crise persistante entre le Gouvernement  et l’Assemblée nationale, le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale “, stipule l’article 148 de la Constitution. Le même article ajoute qu’aucune “dissolution ne peut intervenir dans l’année qui suit les élections, ni pendant les périodes de l’état d’urgence ou de siège ou de guerre…”.
Bref, Félix-Antoine Tshisekedi ne pourra dissoudre l’assemblée nationale qu’en 2020, dans la mesure où 2019 étant l’année qui suit les élections. En plus, il devra consulter, pour son cas,  le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Jeanine Mabunda et le futur Président du Sénat. 
Or, politiquement, les trois personnes à consulter sont proches, sinon, sous la coupe de Joseph Kabila. Donc, la tâche risque d’être dure pour le 5ème Président de la République Démocratique du Congo, s’il écoutait sa “base” et optait pour la dissolution de la Chambre basse du Parlement. 
RKM

2 Comments
  1. Tiamu Solange 3 mois ago
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    Jeannine, Kabila doivent se racheter car le bilan de 18 ans est de manière à soulever le peuple s’ils continuent à agir ainsi

  2. clément Muyuka 3 mois ago
    Reply

    Comment*Félix mon président doit déboulonner toutes les systèmes dictatoriaux au pays,

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