Kinshasa : elle se fait escroquer de l’argent par son copain sur les réseaux sociaux

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Sur les réseaux sociaux, les arnaqueurs multiplient les stratégies lorsqu’il s’agit de délester les plus naïfs des utilisateurs de leurs économies. Des cas d’escroquerie sont légion et ne sont pas prêts de s’arrêter. Témoignage.

Lisette (nom d’emprunt), 20 ans, ressasse la mésaventure qu’elle a connue, il y a deux ans, via Faccebook et Whatsapp avec un homme revendiquant alors avoir 30 ans. Ils sont devenus amis, comme par hasard, sur Facebook. Leurs échanges ont évolué sur Whatsapp. « C’était un blanc. Il m’a dit qu’il était américain et il vivait à New-York. Je ne pouvais en douter car on échangeait aussi en direct sur vidéo », témoigne Lisette qui avait toutefois remarqué que l’homme était toujours au lit, à chaque échange vidéo. « Cela m’a tiqué un peu… Mais il m’a dit que c’était juste une coïncidence, car il trouve du temps à communiquer avec moi qu’après le boulot ».

Au bout d’un mois, ce vrai-faux copain se rend visiblement compte qu’il a gagné la confiance voire le cœur de Lisette. Le moment est propice pour passer à la vitesse supérieure. Lisette devait faire ses débuts à l’université les jours suivants et son « américain » lui promet alors un colis. « Il m’avait dit qu’il avait des habits, chaussures et autres accessoires achetés pour me permettre d’être présentable aux cours. Mais, il fallait que je paie seulement 30 dollars via un numéro Western Union pour récupérer le colis à Kinshasa. J’ai dû m’endetter pour trouver cette somme. Trois jours après, il ressurgit pour dire qu’il fallait ajouter 20 dollars. J’ai manifesté une certaine hésitation et il s’est mis en colère, me faisant voir combien il serai déçu que je ne puisse recevoir son cadeau à cause de la modique somme de 20 dollars. J’ai fini par céder et envoyer encore l’argent. Depuis ce jour-là, il a disparu parmi mes amis et je n’ai jamais reçu le fameux colis ».

Mobile-banking exploré

Comme Lisette, plusieurs personnes, hommes ou femmes, sont victimes d’arnaques sur les réseaux sociaux, chaque jour. Pour atteindre leurs proies, ces cybercriminels ne manquent pas d’imagination. Ils se font passer pour des hommes collectant des actions caritatifs, des entrepreneurs, des retraités solitaires cherchant à qui léguer un héritage, des organismes internationaux qui veulent recruter, des amoureux généreux et bien d’autres personnes morales ou physiques. Si des utilisateurs avisés des réseaux sociaux peuvent facilement décoder la supercherie à la première conversation, d’autres, surtout les nouveaux initiés, se font naïvement prendre.

A Kinshasa, certains arnaqueurs explorent aujourd’hui le circuit mobile-banking. Guelord a, une fois, vu son compte M-pesa être vidé de plus de 72 000 francs (environs 45 USD), par un arnaqueur qui s’est fait passer pour un agent du service client de Vodacom qui lui proposait des bonus. Malheureusement, il n’est pas la seule et il ne sera pas la dernière victime de ce nouveau type d’escroquerie.

SN

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