Scandale au gouvernorat du Kongo Central : Mimi Muyita révoquée, le dossier transféré à Kinshasa !

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Le scandale dans l’affaire du Vice-gouverneur du Kongo Central continue de faire parler de lui. Ce jeudi 29 août 2019, cette assistante a été révoquée par le gouverneur Atou Matubwana pour “manquement grave à la déontologie et à l’éthique”.

Pour cause : dans une vidéo longue de 6 minutes, le Vice-gouverneur du Kongo Central Justin Luemba a été aperçu le dimanche 25 août dernier en tenue d’Adam. Le deuxième citoyen du Kongo-central était en plein justificatif devant quelques éléments des forces de l’ordre qui ne se gênaient nullement de filmer la scène avec leurs smartphones. On pouvait également entendre la voix de la très épidermique et colérique Mimi Muyita, l’assistante du gouverneur titulaire de la province qui l’accusait de viol. 

Ce fut, en effet, un acte d’humiliation sans précédent pour l’une des personnalités importantes du Kongo Central. Les images qui circulent encore sur les réseaux sociaux montrent l’homme en pleurs et tout nu suppliant la Police de ne pas lui infliger un tel traitement. Il avait toutefois repris du service juste immédiatement.

Après avoir remonté les faits jusqu’à la source, il a été révélé qu’il s’agissait d’un coup monté de toute pièce dans l’intention de nuire. L’Assemblée provinciale a diligenté une commission d’enquête parlementaire.

Invitant la population du Kongo Central au calme, le cadre de concertation des organisations de la Société civile du Kongo Central a vite convoqué une session extraordinaire, mardi 27 août 2019, pour se pencher sur cette brûlante question.

Dans sa réaction, cette structure relève l’immoralité, le manque de probité morale et l’abus du pouvoir dans le chef du vice-gouverneur.  Par contre, la non dénonciation des faits en amont et la disposition de la nudité d’une personne humaine, de surcroît, autorité provinciale sont ces agissements reprochés à la présumée victime. Tandis qu’elle critique les services spécialisés pour avoir usé de l’instrumentalisation, de la violence, et de l’atteinte à la dignité humaine.

Contexte

En fait, ce même dimanche, le tout nouveau vice-gouverneur de la province, venait d’être arrêté à la résidence officielle du gouverneur et conduit au Parquet général près la Cour d’Appel de Matadi par des agents de l’Agence nationale des renseignements qui l’auraient surpris en flagrance avec Mimi Muyita, agent au gouvernorat.

Il y a passé près de 24 heures avant d’être relaxé après que la présumée victime ait retirée sa plainte.

Le lendemain, des marches de protestation ont été signalées à Lukula, Matadi et ailleurs pour contester ce que d’aucuns qualifient de « coup monté ou de piège tendu » au vice-gouverneur Justin Luemba Makoso à qui on voudrait régler des comptes. Mais tout le monde voudrait bien savoir à qui profiterait ce crime ?

Dans un communiqué officiel daté du 28 août 2019, la première institution de la province qualifie cette situation de « grave, désagréable et nauséabonde ». Le président de l’organe délibérant du Kongo Central, Anatole Matusila, note que « l’Assemblée provinciale du Kongo Central, à l’instar de tout le peuple Ne Kongo, a observé le scandale au sommet de l’exécutif provincial certainement orchestré par les forces du mal ». Elle reste donc « indignée par les attitudes directes et indirectes des uns et des autres acteurs politiques ou non, internes ou externes à la province, impliquées dans cette soi-disante affaire de viol ».

Pour le politique André Claudel Lubaya, « Les faits sont si graves qu’aucune explication ne suffira pour justifier le maintien de l’actuel exécutif provincial qui s’est  couvert d’opprobre en manquant à ses devoirs. Ils doivent être limogés et poursuivis en flagrance; État de droit oblige ».

Face à cette scène qui a scandalisé tous les internautes, beaucoup ont sollicité la démission de l’un et la révocation de l’autre. Ce, au regard des us et coutumes congolais en général et Kongolais en particulier. C’est ainsi que les autorités se sont saisies de l’affaire en la transférant à la Cour de cassation à Kinshasa, instence judiciaire compétente pour s’en occuper. 

BL

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