Gouvernement Ilunga : Félix Tshisekedi obligé de prendre une décision d’autorité

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Le président Félix Tshisekedi n’aurait pas agréé la première mouture du gouvernement lui présentée par le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Le professeur d’université nommé premier ministre le 20 mai dernier devrait donc revoir sa copie. Ayant droit à une deuxième session après avoir été recalé dans sa première tentative, l’homme n’a plus droit à l’erreur, sinon le jury risque de lui coller la note «refusé».

On espère que le président du jury ne va pas en arriver là, car le travail de Sylvestre Ilunga est attendu avec impatience par les Congolais.
A l’absence d’informations précises, on ne sait pas trop ce qui cloche dans la mouture présentée par le premier ministre. Une source anonyme de la présidence de la République s’est bornée à parler de non respect des critères définis préalablement. Une autre source assure plutôt que le premier ministre continuerait à peaufiner sa liste et qu’il présenterait celle-ci au président de la République dans quelques jours.

Qu’à cela ne tienne, on nage dans l’imbroglio. Tout porte à croire que des personnalités ne devant pas en principe figurer dans le gouvernement pour diverses raisons se trouveraient dans la première mouture de Sylvestre Ilunga. Certes, le président de la République se montre sourcilleux sur la question, mais il peut aller plus loin en procédant à des arbitrages. N’avait-on pas dit que le FCC et CACH devaient présenter une liste reprenant trois propositions par poste dont une femme ? Si tel est le cas, pourquoi doit-on continuer à tergiverser?

En tant que garant du bon fonctionnement des institutions, l’exécutif national en priorité, Félix Tshisekedi se doit de rompre avec le ronronnement des regroupements politiques. Cette lutte incessante avec des remises en question permanentes devrait cesser. Trop, c’est trop, dirait-on. Des gens qui sont déjà au parlement tiennent absolument à entrer au gouvernement. Nombreux y étaient à plusieurs reprises avec des bilans largement négatifs. Pourquoi veulent-ils y retourner? Pourquoi font-ils de leur présence au gouvernement une question de vie ou de mort? Ne peuvent-ils pas rester au parlement où le chantier est aussi important ET immense? Cette boulimie cache des arrières pensées négatives allant dans le sens de l’accumulation des richesses alors que la population broie du noir.

On rappelle que Félix Tshisekedi a été officiellement investi président de la République le 24 janvier dernier. On rappelle également que l’assemblée nationale devrait en principe être convoquée en session extraordinaire ce jeudi 15 août. Une session extraordinaire ne pouvant pas dépasser un mois, le temps est compté, la session ordinaire de septembre devant être ouverte exactement dans un mois.

FMK

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