Lifkin : Ces arbitres sprinteurs…

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Lors d’une partie de football, l’arbitrage est souvent mis en cause. Le corps arbitral est souvent pointé du doigt par les supporters et même lorsqu’il n’y a visiblement pas faute. Si la division d’élite de Kinshasa se réserve les Stades des Martyrs de la pentecôte et Tata Raphaël, les divisions inférieures (Première, à quelques exceptions, deuxième et troisième division) sont contraints de livrer leurs rencontres dans des terrains des quartiers de la capitale. 

Sous la supervision de la Ligue de Football de Kinshasa, en sigle LIFKIN, les différentes rencontres se déroulent sur des terrains de sable non aménagés et surtout sans dispositif sécuritaire. Officier un match de football, dans ces conditions, devient difficile pour les hommes en noir.

Lors d’une rencontre de première division le week-end dernier, sur le terrain Mimosa, dans la commune de Ngaliema, l’Arbitre assistant, perturbé et agacé, se voit obligé de demander au principal d’interrompre la partie dans le but de demander aux supporters de quitter l’aire de jeu. Un week-end plus tôt, au coup de sifflet final, l’arbitre détale à grande enjambée tel un coureur de 100 mètres. Il trouve refuge dans une maison à coté du terrain. Les supporters le pourchassent pour un penalty qualifié d’imaginaire. D’autres survoltés n’hésitent pas à proférer des menaces à l’encontre des arbitres en cours de partie. Le but visé est d’influencer les décisions de ces officiels abandonnés à leur triste sort.

Questionné à ce sujet, Mr Kwamabala Guy, arbitre catégorie nationale de son état n’hésite pas de pointer du doigt les dirigeants des clubs. ” Les présidents et les secrétaires des clubs ne connaissent pas les lois du football “, lacune qui serait à la base du désordre pendant les rencontres. ” La Ligue fait appel aux dirigeants avant le début du championnat pour assister aux séminaires sur le règlement du football par la projection des films, pourtant rares sont les dirigeants qui répondent à l’appel de la LIFKIN qui supervise les compétitions et les championnats de juridiction, c’est-à-dire par les Comités Exécutifs des Ententes Provinciales et Urbaines qui assurent la responsabilité de l’organisation de leurs championnats respectifs “. L’interprétation des règles du jeu pose problème dans ce cas d’espèce. ” Prenons le cas de la loi 11 du football, le hors jeu, cette loi présente diverses considérations et a connu plusieurs définitions au fil des années, lorsqu’on accorde un coup franc à une équipe pour une situation litigieuse d’un ou de plusieurs joueurs, les fans ont toujours tendance à se tourner vers l’arbitrage ” et surtout lorsque le coup franc est transformé.

” Passer les arbitres à tabac ” n’est pas une solution en soi, malgré ” les erreurs d’arbitrage “, les dirigeants des équipes doivent bien encadrer les supporters en vue de prévenir les actes de barbarie. Malgré les amendes que les clubs versent suite à des actes de désordre, la ligue se doit de sévir encore plus aux seuls fins de dissuader les clubs à brutaliser les arbitres, représentants de l’instance sportive sur le terrain. Au besoin, faire accompagner les arbitres de quelques éléments de la police pour assurer leur sécurité.

DieM

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