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Présidence de la CENI : des experts électoraux appellent l’Assemblée nationale à trancher unilatéralement

Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA), une des principales plateformes des organisations de la société civile chargée des questions électorales, s’insurge contre le blocage du processus électoral par des composantes politiques et sociales appelées à désigner les nouveaux animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Dans un communiqué signé le 24 août par son président et son secrétaire exécutif, l’AETA appelle l’Assemblée nationale à trancher unilatéralement contre le blocage actuel. “AETA recommande, dès lors, à la Commission paritaire, au Bureau de l’Assemblée Nationale et aux élus nationaux de libérer de toute urgence le processus électoral 2023, faisant ainsi usage de leurs prérogatives régaliennes, en tranchant unilatéralement le blocage relatif à la désignation du Président de la CENI devenue question alibi, ce, à l’issue d’un examen minutieux des données à leur disposition“, peut-on lire dans le point 11 de leur déclaration.

En effet, la question de désignation du successeur de Corneille Nangaa est au centre du blocage. Les confessions religieuses qui ont cette charge sont divisées entre d’un côté le duo catholique-protestant et de l’autre les six confessions religieuses qui ont jeté leur dévolu sur Denis Kadima, présenté par l’église Kimbanguiste. M. Kadima est désavoué par les catholiques et les protestants au motif qu’il serait un proche de l’actuel chef de l’Etat. D’autres composantes politiques comme le FCC de Joseph Kabila, Ensemble pour le Changement de Moïse Katumbi ou encore l’UNC de Vital Kamerhe conditionnent leur participation à ce processus au consensus autour de la désignation du président de la CENI.

La commission paritaire devrait donc choisir entre le PV du groupe de six et le constat de non consensus présenté par le groupe de deux.Pour l’AETA, “il n’est pas rationnel ni logique de personnaliser la question de la CENI à l’individu de celui qui sera Président“, d’autant plus que la centrale électorale fonctionne selon le principe de la collégialité.

Cette plateforme compte déjà 200 jours de retard dans le processus devant conduire le pays aux élections de 2023 et rappelle que l’installation d’une nouvelle équipe de la CENI est une étape décisive pour le respect du délai constitutionnel.

Elle invite les parties prenantes à préserver le climat préélectoral 2023 de toute crise en mettant en place un système de monitoring coordonné efficace visant à y impulser la transparence et la confiance au processus.

SN

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